• 1815. Après s'être échappé de l'Île d'Elbe, Napoléon, entouré de deux mille deux cents hommes, engage son grand retour à Paris afin de ravir le pouvoir à Louis XVII. Sa remontée de la Côte d'Azur jusqu'à Grenoble constitue l'un des épiosdes symboliques de son éphémère reconquête.

     

    Napoléon 1
    Annecy 5399
    carte RN ancienne

    Des Racines et des ailes.
    Ce mercredi 6 février à 20h45 sur France 3.


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  • Diffusé dimanche 30 septembre à 22h et le 7 octobre à 22h sur France 5, le dyptique L’Algérie à l’épreuve du pouvoir 1962-2012, le film d’Hervé Bourges, réalisé par Jérôme Sesquin, est appelé à faire date dès lors qu’il plonge avec pertinence au cœur du pouvoir algérien et des lettres politiques qui n’ont cessé de l’agiter un demi-siècle durant.

      Ce documentaire historique est tout d’abord fort bien structuré deux parties de 60 minutes : «L’ère autoritaire (1962-1988)» et «L’ère des tempêtes (1988-2012)». Les principaux épisodes de cette saga du pouvoir sont remarquablement mis en perspective grâce à l’agencement judicieux d’interviews et d’archives, les uns et les autres éclairant des faits historiques et des zones d’ombre, même si certains demeureront dans la non-élucidation (les assassinats politiques notamment).

    Le mérite principal de ce travail sérieux de documentariste est l’absence de tout présupposé idéologique ou de jugement des acteurs de la vie politique algérienne, approchés de manière telle qu’ils s’expriment le plus souvent avec une sincérité rarement entendue de la bouche de responsables politiques algériens. La grande connaissance, sans doute, d’Hervé Bourges du pays, de ses us et coutumes, de la sphère politique et de ses représentants a constitué un atout non négligeable à même de susciter confessions et réflexions dans une interface éclairante.

    Le premier comme le deuxième volet mettent en lumière une caractéristique fondamentale du jeu politique algérien : la prise de pouvoir et l’absence de règles démocratiques qui auraient garanti le libre exercice électoral des citoyens. La crise de l’été 1962, par exemple, marque la fin de la légitimité incarnée par le GPRA et le recours systématique au coup de force illustré par «le réajustement révolutionnaire» du 19 juin 1965, qui porte de manière définitive l’armée nationale à l’exercice réel du pouvoir, même si la mainmise sur les institutions est parfois plus ou moins visible ou plus ou moins masquée. Les nombreux témoignages des personnalités questionnées mettent en lumière la volonté de Boumediène et de ses proches d’accaparer le pouvoir avec la complicité de Ben Bella qui ne s’en cache pas, convaincu que son charisme va asseoir son autorité et sa dérive dictatoriale adossées à une sécurité militaire, dont le rôle ne cessera de croître jusqu’à peser sur les choix politiques et sur celui des hommes.

    Au vu de ces deux heures de projection, nombre de téléspectateurs peu au fait des réalités politiques algériennes – et surtout les plus jeunes – vont réaliser combien l’histoire contemporaine de leur pays leur a été dissimulée, tronquée, manipulée au nom des enjeux de pouvoir qui ont parfois confiné à l’erreur, propre aux apprentis sorciers (voir les prévisions erronées des services secrets au moment des législatives de 1991-1992 qui vont plonger la société algérienne dans les ténèbres et la tragédie de la décennie noire).

    La qualité première de ce document télévisuel réside dans le choix pertinent des intervenants et acteurs. C’est ainsi que nous entendons les derniers propos publics de Ben Bella qui décédera peu après. Deux personnalités ressortent par la justesse de leurs analyses, à savoir Lakhdar Brahimi, longtemps ambassadeur, et Rédha Malek, négociateur à Evian et ancien Premier ministre. L’un comme l’autre empêchent de conclure au «tous pourris».

    La classe politique algérienne n’a été ni blanche ni noire et la corruption est aussi omniprésente comme fléau consanguin. Mais la nature même du régime ne pouvait que privilégier la médiocrité et nuire à l’émergence d’une véritable élite politique.

    Signalons également les propos empreints de distance de l’historien Abdelmadjid Merdaci. Des erreurs ont donc été commises depuis le choix d’une stratégie de développement (l’industrie industrialisante) jusqu’à la mauvaise gestion (et les calculs erronés) de l’islamisme. On déplore toutefois l’absence de Bouteflika de ce casting royal et le fait que Khalida Toumi exhume son passé de pasionaria plutôt que de répondre sur les raisons de son ralliement à Bouteflika.

    Mais ce ne sont là que des remarques secondaires, dès lors que l’ensemble des faits évoqués et des propos tenus par les uns et les autres ne souffrent, eux, d’aucune réserve majeure. Nous pourrions détailler et relever telle ou telle phrase, tel ou tel aveu, telle ou telle réflexion. Mais il est préférable d’enclencher les magnétoscopes et de voir et revoir cette Algérie à l’épreuve du pouvoir (référence à un livre d’Hervé Bourges portant le même titre) qui témoigne avant tout de l’amour indéfectible porté par cet ancien journaliste à une Algérie qu’il a connue, qu’il a servie et qu’il porte dans son cœur à jamais. En tout cas, ce document par sa pertinence et le souci pédagogique pour les non-initiés n’est pas sans rappeler la qualité extrême des films produits par la BBC (Israël et les Arabes en particulier).
    hic 2


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  • "TROUFIONS"

    France 2 mardi 27 mars à 23h00
    Documentaire histoire inédit

    durée : 55mn
    année : 2012
    réalisateur : Thierry Demaizière

    Cinquante ans après la signature des accords d'Evian en mars 1962, Thierry Demaizière et Alban Teurlai donnent la parole à cinq soldats français qui ont fait la guerre d'Algérie comme appelés. Ces hommes âgés aujourd'hui de 70 ans se sont tus durant toutes ces années, sans rien confier à leurs parents, leurs femmes ou leurs enfants. Ils décident de parler pour la première fois, avant qu'il ne soit trop tard. Remonte alors à la surface la parole enfouie de ces vétérans. Le conflit algérien est encore pour eux une plaie ouverte. Les réalisateurs délient ces hommes de leur silence et récoltent une parole juste sur leurs souffrances et leurs blessures. Ils interrogent les séquelles et les stigmates d'une guerre si peu racontée. Ces hommes-mémoires sont paysans, ouvriers ou fonctionnaires. Ils avaient 20 ans et n'étaient que de simples troufions.




    Et pour les couche-tard et toujours sur la même chaîne mais à 23h55 un documentaire de Malek BENSMAÏL: "Guerres secrètes du FLN en France."

    Un documentaire dans la même veine que le livre dont je vous ai parlé vendredi dernier: C'était en 58 ou en 59...


    1962-2012 : L'Algérie fêtera bientôt ses 50 ans d'indépendance...
    Et pourtant, 50 ans après, la France et l'Algérie ne parviennent toujours pas à écrire l'Histoire, une histoire commune. L'histoire de cette guerre qui conduira à  l'indépendance a encore ses ombres, ses injustices, des deux côtés de la Méditerranée.

    La guerre secrète du FLN en France est un documentaire de référence, écrit et réalisé par Malek Bensmail sur l'histoire de cette guerre menée par le FLN sur le sol français, transportant pour la première fois dans l'Histoire une révolution populaire sur le sol du pays occupant.
    Une histoire encore méconnue du grand public français et algérien. Une histoire d'agents secrets, de combattants sacrifiés, de conflits entre militants algériens, d'attentats, d'hommes de l'ombre, d'avocats et intellectuels mais aussi de doutes, d'espoirs brisés et, au final, d'un combat qui se gagne ici, en France : la fin d'une guerre de sept années et l'indépendance d'une nation.

    Ce film est composé d'entretiens avec des acteurs et témoins de l'époque ainsi que des archives inédites, tentant le récit d'une histoire passionnante. De véritables révélations au détour de chaque témoignage permettent d'ouvrir le débat, de ré-humaniser ces événements.

    Un documentaire qui apporte un éclairage nouveau et une meilleure compréhension de notre histoire commune.


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  • Guerre d’Algérie. La déchirure’. France 2 Dimanche 11 mars 2012 à 20h 35
    Le 18 mars, cela fera un demi-siècle que les accords d’Evian, marquant le cessez-le-feu en Algérie, ont été signés. L’historien Benjamin Stora signe, avec le réalisateur Gabriel Le Bomin, un exceptionnel documentaire sur des « événements » dont il a fallu près de quatre décennies pour qu’ils soient qualifiés de « guerre » . Diffusé en deux parties dimanche 11 mars sur France 2 (avant de sortir en DVD en avril), ce film donne, par son souci de justesse et d’équilibre, un sens, un vrai, à l’expression invoquée si souvent à tort et à travers, « le Devoir de mémoire ».



    La bataille d'Alger. Arte lundi, 12 mars à 20h35

    (La battaglia di Algeri)
    Film de Gillo Pontecorvo (Italie/Algérie, 1965,1h56mn)
    Scénario : Franco Solinas, d’après un livre de Yacef Saadi
    Avec : Brahim Haggiag (Ali la Pointe), Jean Martin (le colonel Mathieu), Yacef Saadi (El-Hadi Jaffar), Samia Kerbash (Fatiha), Fusia El Kader (Hassiba), Ugo Paletti (le capitaine), Mohamed Ben Kassem (Omar)
    Image : Marcello Gatti, Musique : Ennio Morricone, Gillo Pontecorvo, Production : Antonio Musu, Yacef Saadi


    Une reconstitution spectaculaire des luttes qui opposèrent le FLN à l'armée française, tournée trois ans après la fin de la guerre d'Algérie. Un film interdit à l'époque en France et censuré jusqu'en 2003...


    "Algérie, notre histoire. 'Arte mardi, 13 mars 2012 à 20:35

    Avec l'historien Benjamin Stora, qui a grandi à Constantine, le réalisateur, Jean-Michel Meurice, appelé en Algérie de 1960 à 1962, confronte l'histoire de la guerre à la subjectivité de sa mémoire.

     

    Réalisateur: Jean-Michel Meurice, Benjamin Stora




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    Dimanche 22 janvier à 17 heures sur TV5

    Spéciale Alger

    Les participants :
    - Dilem
    - Plantu
    - Outoudert Abrous, La Liberté (Algérie)

    Dilem et Plantu se préparent à échanger leurs rôles dans leurs rédactions respectives : Dilem sera au Monde, et Plantu à La Liberté pendant la semaine du 23 au 30 janvier.

    Au sommaire :

    L'édito de Julien Brunn
    France Algérie, des rapports tourmentés, forcément tourmentés... jusqu'à quand ?

    À la une, l'actualité de l'année vue par les deux dessinateurs :
    - Le printemps arabe : Tunisie, Égypte, Libye, Syrie...
    - Les bons clients pour les dessinateurs humoristes : l'affaire DSK
    - En prime : dessine-moi un président.

    C'était il y a...
    Le 11 janvier 1992, le président Chadli Bendjedid démissionne, les élections gagnées par le FIS sont annulées : c'est la fin du printemps algérien. Entre répression policière et terrorisme intégriste, l'Algérie sombre dans la violence.


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